Opioïdes
1. Renseignements d’ordre général sur les opioïdes
Surdoses d’opioïdes : ce que vous devez savoir
Si une personne que vous connaissez ou vous-même consommez de la drogue :
- Ayez sous la main une trousse de naloxone à emporter.
- Connaissez les signes. Lorsqu’une personne est en surdose, il peut sembler qu’elle dort; sa respiration est superficielle ou inexistante et elle est incapable de se réveiller.
- COMPOSEZ LE 911 si vous croyez qu’une personne est en situation de surdose. La Loi sur les bons samaritains secourant les victimes de surdose vous protège d’une arrestation dans les cas où des drogues illégales étaient présentes.
Pour plus de renseignements ou pour obtenir votre trousse de naloxone à emporter, contactez la ligne Info-Santé 811 ou visitez la page : saskatchewan.ca/opioids.
Les opioïdes sont des médicaments principalement prescrits pour soulager la douleur. Lorsqu’ils sont utilisés correctement, ils peuvent aider. Cependant, un mauvais usage peut causer une dépendance, une surdose et la mort.
Les opioïdes prescrits comme médicaments comprennent la codéine, la morphine, l’oxycodone et l’hydromorphone. Si l’on vous a prescrit un médicament de la classe des opioïdes, ce médicament devrait :
- être seulement utilisé comme prescrit;
- ne jamais être utilisé par une personne autre que celle à qui il a été prescrit;
- ne jamais être utilisé simultanément avec de l’alcool ou autres médicaments (sauf lorsque prescrit).
Conservez vos médicaments de façon sécuritaire pour aider à prévenir l’usage problématique par d’autres personnes en :
- ne partageant en aucun cas vos médicaments avec d’autres. C’est illégal et l’usage par une autre personne peut la mettre en danger ou causer sa mort;
- comptant le nombre de pilules restantes dans un emballage;
- rangeant les opioïdes dans un endroit sécuritaire et sécurisé, hors de la portée des enfants et des adolescents.
Les médicaments opioïdes inutilisés devraient toujours être :
- gardés hors de la vue et de la portée des enfants et des animaux de compagnie;
- rangés dans un environnement sécurisé pour prévenir le vol, l’usage à des fins non médicales ou l’exposition accidentelle. Ces mesures préviennent toute possibilité d’usage illégal et protègent l’environnement de la contamination;
- retournés à une pharmacie pour être éliminés de façon sécuritaire s’ils ne sont plus nécessaires ou si la date de péremption est passée.
Fentanyl

Les faits concernant le fentanyl de rue
Aucune drogue de rue n’est sécuritaire. Connaissez les risques.
Le fentanyl est souvent ajouté à d’autres drogues illégales à l’insu des consommateurs.
Le fentanyl a été utilisé illégalement sous de nombreuses formes : pilules, poudre pure, poudre mélangée à d’autres drogues et timbres.
De 50 à 100 fois plus mortel que l’héroïne, l’oxycodone ou la morphine
Le fentanyl est un narcotique opioïde sur ordonnance prescrit aux patients atteints du cancer éprouvant de la douleur intense.
Signes de surdose
- Difficulté à marcher ou à parler
- Pupilles très petites
- Convulsions
- Rythme cardiaque lent
- Respiration superficielle
- Peau bleue ou froide et moite
Termes d’argot (langage familier) :
- Fake oxy
- Greenies
- Green beans
- Green apples
- Apples
- Eighties
- Shady eighties
Vous ne pouvez pas voir, goûter ou sentir le fentanyl.
Visitez saskatchewan.ca/addictions (en anglais) pour plus de renseignements.
Appelez le 911 si vous croyez qu’une personne est en situation de surdose!
Le fentanyl est un opioïde de 50 à 100 fois plus toxique que les autres types d’opioïdes (comme l’héroïne, l’oxycodone ou la morphine). Les médecins peuvent prescrire du fentanyl pour apaiser les douleurs intenses ainsi que lors de certaines procédures médicales. À cause de la puissance de ce médicament, les fournisseurs de soins de santé doivent surveiller étroitement la quantité du médicament qui sera administrée ainsi que l’état du patient après son administration pour éviter toute surdose.
Le fentanyl prescrit et obtenu légalement est dangereux lorsqu’il n’est pas utilisé de façon appropriée.
Le fentanyl illégal ou de rue n’est pas obtenu par prescription. Il est parfois vendu par des trafiquants de drogue en faisant croire que c’est une autre drogue ou il peut être mélangé à d’autres substances, comme l’oxycodone ou la cocaïne. C’est dans ces moments que l’usage de cette drogue devient extrêmement dangereux; la drogue peut faire ralentir la respiration de la personne, l’entraîner dans un coma ou même entraîner sa mort.
Pour plus de renseignements :
2. Prévenir les surdoses d’opioïdes – Programme Naloxone à emporter
Prévenir les surdoses d’opioïdes
Outre le fait d’avoir une trousse de naloxone à portée de main, d’autres moyens peuvent prévenir les décès causés par les surdoses d’opioïdes.
Si l’on vous a prescrit un médicament de la famille des opioïdes, celui-ci devrait :
- être seulement utilisé comme prescrit;
- ne jamais être pris avec de l’alcool ou d’autres médicaments (excepté comme prescrit).
Le meilleur moyen de vous protéger est de ne consommer aucune drogue illégale. Les personnes qui consomment des drogues illégales devraient :
- Vérifier leurs drogues pour détecter la présence de fentanyl et de benzodiazépines à l’aide de bandelettes de vérification des drogues qu’on peut transporter avec soi (en anglais).
- Savoir que l’utilisation du fentanyl avec d’autres drogues ou avec de l’alcool peut causer une surdose.
Si vous vous trouvez seul pendant que vous consommez des drogues, appelez la Ligne d’aide nationale d’intervention en cas de surdose (en anglais) en composant le 1-888-688-NORS (6677) pour qu’un bénévole reste en ligne avec vous et puisse demander qu’on vous apporte de l’aide au besoin.
Naloxone à emporter
La naloxone renverse temporairement les effets d’une surdose d’opioïdes en permettant à la personne de retrouver une respiration plus normale en quelques minutes tout en donnant le temps aux services médicaux d’urgence d’arriver. Les résidants de la Saskatchewan à risque d’une surdose d’opioïde ou qui pourraient être témoins d’une situation de surdose d’opioïdes, comme des amis et des membres de la famille de personnes qui consomment des opioïdes, sont admissibles à recevoir gratuitement une formation ainsi qu’une trousse de naloxone à emporter. Suivre la formation vous permettra de mieux prévenir et de reconnaître les situations de surdose et vous donnera les outils pour intervenir, notamment en vous apprenant comment administrer la naloxone.
La naloxone ne renverse pas les effets des non-opioïdes, comme la xylazine, laquelle peut se trouver dans les drogues de rue, mais la naloxone renversera tout de même les effets de l’opioïde; il est donc recommandé d’administrer la naloxone en cas de surdose.
Il est important de noter que le traitement à la naloxone lui-même ne remplace pas la nécessité d’obtenir des soins médicaux d’urgence. Composez immédiatement le 911 si vous suspectez une surdose.
Pour trouver un programme Naloxone pour emporter près de vous, appelez la Ligne Info-Santé 811 ou consultez la carte du programme de Naloxone pour emporter (en anglais).
La naloxone est également en vente dans les pharmacies de la Saskatchewan. L’association des pharmacies de la Saskatchewan a une liste des pharmacies (en anglais) où il est possible de se procurer de la naloxone.
La naloxone est également disponible gratuitement pour la clientèle des Premières Nations et des Inuits couverte par le Programme des services de santé non assurés.

Chaque trousse de naloxone pour emporter contient :
- Un étui rigide à fermeture éclair
- Trois doses de 0,4 mg de naloxone, en ampoules
- Trois seringues sécuritaires autorétractables : 3 cc-25 g x 1po
- Trois dispositifs sécuritaires pour ouvrir les ampoules
- Trois tampons de préparation alcoolisés
- Une paire de gants sans latex
- Un masque-écran d’assistance respiratoire à valve unidirectionnelle
- Un feuillet contenant les instructions pour intervenir en cas de surdose d’opioïdes
3. Vérifiez vos drogues
La vérification des drogues consiste à tester vos drogues pour y détecter la présence de substances qui ne devraient pas s’y trouver et qui pourraient être dangereuses. Il ne s’agit pas de fournir des échantillons d’urine ou de sang pour y détecter la présence de drogue. La vérification des drogues se fait à l’aide de bandelette de détection de fentanyl ou de détection de benzodiazépine. Pour réaliser un test, la personne qui vérifie la drogue prendra un minuscule échantillon de la drogue de rue à vérifier et le dissoudra dans l’eau. La bandelette de détection est ensuite plongée dans l’eau et le résultat du test est obtenu en quelques minutes. Des lignes colorées apparaîtront sur la bandelette pour indiquer un résultat positif (une ligne) ou un résultat négatif (deux lignes).
Le test a toutefois des limitations importantes :
- Les bandelettes de détection du fentanyl détectent uniquement la présence de fentanyl et les bandelettes de détection de benzodiazépine, uniquement les benzodiazépines dans l’échantillon analysé.
- Même si l’on obtient un résultat de test négatif pour un échantillon, la drogue testée peut néanmoins être présente dans la quantité de drogue restante (n’ayant pas été vérifiée).
- Les bandelettes peuvent à l’occasion indiquer un résultat négatif lorsque la drogue que l’on tente de détecter, ou une drogue similaire est présente.
Il est important que d’autres précautions soient prises même si le résultat de la vérification de votre drogue est négatif.
Pour trouver des services de vérification de drogues, visitez le site Web de la SHA (en anglais).
Autres ressources imprimables :
- Feuillet sur la vérification de drogue (en anglais)
- Feuille d’information sur les bandelettes de détection du fentanyl
- Feuille d’information sur les bandelettes de détection de benzodiazépines
- Comment utiliser les bandelettes de vérification du fentanyl (en anglais)
- Comment utiliser les bandelettes de vérification de benzodiazépine (en anglais)
4. Loi sur les bons samaritains secourant les victimes de surdose
5. Traitement, service d’aide et rétablissement
Lorsqu’une personne est aux prises avec une dépendance aux opioïdes, elle peut sentir qu’elle a besoin de la drogue. Il peut ainsi s’avérer très difficile d’arrêter. Quand elle cesse d’utiliser la drogue, elle peut avoir des douleurs, de l’anxiété ou avoir une envie intense de consommer plus d’opioïdes. Elle peut être prise de tremblements, se sentir faible et nauséeuse, avoir de la fièvre, des frissons, des douleurs musculaires et osseuses en plus de connaître des changements à ses fonctions digestives, faire de l’insomnie, transpirer, être irritable et vomir.
Les personnes aux prises avec une dépendance aux opioïdes peuvent se prévaloir de différentes options de traitement. Le traitement par agonistes opioïdes (TAO) (en anglais) offre un traitement pour les personnes en situation de dépendance aux opioïdes. Visitez aussi Virtual Access to Addiction Medicine (en anglais) de l’Autorité de la santé de la Saskatchewan (SHA).
Pour plus de renseignements et pour obtenir de l’aide :
- Appelez la ligne Info-Santé 811.
- Trouver des services en santé mentale et en dépendance près de vous.
- Apprenez-en plus au sujet des services accessibles en Saskatchewan (en anglais) pour vous aider à composer avec des problèmes liés à la consommation d’alcool ou de drogues.
6. Pratiquer la prévention des infections
Subir un test de dépistage fait partie d’une stratégie complète de santé publique en matière de prévention des infections en vue de réduire la transmission du VIH, du virus de l’hépatite C et autres infections transmissibles sexuellement ou par le sang.
Apprenez-en plus sur les tests de dépistage et le traitement (en anglais)
7. Mesures mises en place par notre gouvernement
En novembre 2018, le gouvernement de la Saskatchewan a signé un accord bilatéral avec gouvernement fédéral dans le cadre du programme de fonds d’urgence fédéral pour le traitement de la crise des opioïdes.
En octobre 2023, le gouvernement de la Saskatchewan a publié un nouveau Plan d’action en matière de santé mentale et de dépendances (en anglais) qui créera 500 nouvelles places en centre de traitement des dépendances ainsi qu’un système central d’admission pour rendre les soins plus accessibles et réactifs.
Le nouveau Plan d’action comporte trois piliers sur lesquels porter notre attention : Renforcement des capacités de traitement, amélioration du système ainsi que transition vers un système de soins en matière de traitement des dépendances orienté vers le rétablissement.
Grâce à cette démarche, une installation de traitement des dépendances nommée EHN Willowview a ouvert ses portes avec ses 60 lits pour patients en interne dans les locaux de l’ancien Living Skies Retreat & Conference Centre près de Lumsden. L’installation, située à environ 20 minutes au Nord-ouest de Regina, offre aux adultes de 18 ans et plus, des services internes de traitements en matière de dépendance holistiques et « wraparound (enveloppants) » pour une durée pouvant atteindre 16 semaines. EHN Willowview amène à 262 le nombre total de places en traitement des dépendances qui ont été annoncées dans le cadre du Plan d’action de la Saskatchewan en matière de santé mentale et de dépendances. Ce nombre comprend 26 places post-traitement au St. Joseph’s Addiction Recovery Centre à Estevan, 32 places en traitement intensif en externe grâce au Possibilities Recovery Centre à Saskatoon, 14 places internes de traitement des dépendances au Battlefords Treatment Centre à North Battleford, 15 places pour la prise en charge du sevrage à Onion Lake, 40 places mobiles de prise en charge du sevrage avec Medavie Ambulance à Saskatoon, 20 places au Thorpe Recovery près de Lloydminster, 15 places au Muskwa Lake Wellness Camp ainsi que 42 places virtuelles par l’entremise de EHN Canada.
Des travaux sont en cours pour mettre en place un système central d’admission que les patients peuvent contacter directement pour être aiguillés vers des services de traitement en dépendances. Une admission centralisée rendra le système plus accessible aux patients et permettra aux fournisseurs de soins de mieux coordonner les soins aux patients dans le système et tout au long des soins offerts aux patients et de leur cheminement vers le rétablissement.
Statistiques sur les dommages causés par les opioïdes en Saskatchewan
Le gouvernement de la Saskatchewan continue de surveiller les dommages causés par la drogue afin de disposer des renseignements nécessaires pour guider ses activités d’intervention.
Les données sur le nombre de décès par intoxication aux drogues en Saskatchewan sont disponibles auprès du Saskatchewan Coroners Service (en anglais).
Les rapports à l’échelle nationale sur l’usage de drogues opioïdes et ses impacts, lesquels comprennent des données de la Saskatchewan, sont disponibles auprès du gouvernement du Canada.
Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) a également des renseignements liés aux surdoses.