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Gladys (Matheson) Crim, infirmière au sein du Corps médical de l’armée canadienne

Gladys and a nursing colleague, in dress uniforms
PAS Photo
Fonds Gladys (Matheson) Crim, R-B11319
Gladys (à droite) et une collègue infirmière en uniforme

Gladys Elizabeth Matheson est née le 27 septembre 1892, à la mission d’Onion Lake dans les Territoires du Nord Ouest; ses parents sont le révérend John Richard Matheson et la Dre Elizabeth (Scott) Matheson, la première femme à exercer la médecine dans les Territoires du Nord Ouest. Gladys travaille avec sa mère à l’hôpital de la mission avant de déménager à Winnipeg en 1914 pour suivre une formation d’infirmière à l’Hôpital général de Winnipeg.

Le malheur la frappe en 1916, soit le décès de son père et de son fiancé, Gerald Barnes, qui a perdu la vie lors de la bataille de la Somme. Malgré cette tragédie, elle termine sa formation en 1917 et s’enrôle dans les forces militaires en tant qu’infirmière militaire. Elle est appelée presque immédiatement à commencer son service à l’hôpital militaire Tuxedo, à Winnipeg. Elle y travaille jusqu’à ce qu’elle soit envoyée à l’étranger avec le groupe du 25e contingent du Corps médical de l’armée canadienne en tant que lieutenant infirmière militaire. Gladys et ses collègues infirmières militaires arrivent à Saint John, au Nouveau Brunswick, le 17 décembre, jour de la 13e élection fédérale du Canada. L’admission complète des femmes au suffrage devra attendre jusqu’en 1918, mais la Loi des élections en temps de guerre donne le droit de vote à toutes les personnes en service actif. Gladys devient donc l’une des premières femmes au Canada à voter aux élections, avant de partir pour l’Europe.

Les infirmières militaires, ainsi que 1400 soldats, montent à bord du RMS Missanabie pour effectuer le voyage vers l’Europe. Après un arrêt à Halifax, où d’autres passagers montent à bord, le navire part pour l’Europe le 21 décembre 1917. Le navire, qui devait arriver à Liverpool, en Angleterre, accoste plutôt à Glasgow, en Écosse, le 31 décembre. Gladys et ses compagnes et compagnons de bord apprennent rapidement que le bateau pilote qui devait venir à leur rencontre depuis Liverpool a été torpillé par un U boot allemand et qu’on a donc changé la trajectoire de leur navire. Huit mois plus tard, le Missanabie est torpillé et coule au large des côtes irlandaises.

Gladys et les autres infirmières militaires arrivent à Londres au jour de l’An. De là, Gladys, avec sa bonne amie, l’infirmière Veronica Page, est affectée à l’Hôpital général canadien no 14, à Eastbourne, sur la côte sud de l’Angleterre. Gladys travaille dans la salle d’opération où, pour la première fois, elle voit « les corps meurtris et mutilés de jeunes hommes forts qui ont été blessés sur les champs de bataille de France, et elle prête assistance lors d’opérations radicales visant à sauver ces hommes de la mort, qui s’accompagnent souvent de l’amputation de membres, mais rarement de l’espoir que ces hommes puissent se rétablir complètement ». [TRADUCTION] (PAS, R E1395, Document 4, Fonds Gladys [Matheson] Crim, extrait des journaux de guerre de Gladys Matheson, 1917 1919, p. 11)

En mars 1918, Gladys et Veronica demandent à effectuer leur service en France. Leur demande est acceptée; en mai, elles se présentent à l’Hôpital général canadien no 3, à Boulogne. L’hôpital est composé de groupes de baraques – trois baraques constituent une salle commune. Chaque baraque est conçue pour accueillir 25 patients, mais en raison de l’offensive allemande, il n’est pas rare qu’il y en ait davantage. Gladys travaille dans une aile médicale où l’on traite des maladies comme la pneumonie et les traumatismes dus aux bombardements, que l’on commence tout juste à reconnaître comme une maladie grave.

The interior of one of the huts at Canadian General Hospital No. 3.
PAS Photo
Fonds Gladys (Matheson) Crim, R B11319, p. 80
Intérieur de l’une des baraques de l’Hôpital général canadien no 3.
Gladys est l’infirmière assise à gauche, au premier plan.

Le 19 mai, Gladys et Veronica vivent leur premier raid aérien. Leur hôpital se trouve tout près des lieux visés par le raid, soit Étaples, où de lourdes pertes surviennent d’ailleurs dans les hôpitaux, dont trois infirmières militaires canadiennes. Margaret Lowe, une ancienne collègue de Gladys à Winnipeg, fait partie des victimes. Les bombardements se poursuivent nuit après nuit, pendant les mois de juin et de juillet, et les convois de blessés remplissent les salles communes des hôpitaux plus rapidement que les patients peuvent être envoyés aux camps de convalescence derrière les lignes ou à bord de bâtiments hospitaliers (navires-hôpitaux) pour se rendre de l’autre côté de la Manche, en Angleterre. Au début d’août 1918, Gladys est mutée à une salle d’opération de l’hôpital. Elle y travaille lorsque de grands convois de soldats canadiens et australiens blessés arrivent après la bataille d’Amiens.

Overcrowded conditions at Canadian General Hospital No. 3
PAS Photo
Fonds Gladys (Matheson) Crim, R B11319, p. 85
Surplus de blessés à l’Hôpital général canadien no 3

Lorsque les batailles connaissent des ralentissements, Gladys et les autres infirmières trouvent des façons de maintenir le moral. Certains hôpitaux forment des équipes de baseball; Gladys et son amie vont donc encourager l’équipe de l’Hôpital général canadien no 3 lors de ses parties. Elles nagent dans l’océan, assistent à des repas et à des soirées dansantes, et se rendent au cinéma et à des concerts à Boulogne, dont une représentation de l’opéra Rigoletto, à la salle d’opéra de Boulogne.

En octobre 1918, Gladys et Veronica obtiennent deux semaines de congé de l’hôpital, et elles en profitent pour visiter l’Écosse. Elles reviennent en France le 5 novembre, juste à temps pour célébrer la fin de la guerre à Boulogne. Bien que la guerre soit terminée, l’hôpital demeure occupé. La grippe espagnole se propage et les salles des hôpitaux sont bondées de patients qui en souffrent, ainsi que de patients atteints d’autres maladies qui ont été des prisonniers de guerre. Gladys et Veronica demeurent en France jusqu’au 8 mars 1919; l’hôpital est alors presque vide. Gladys retourne brièvement à l’Hôpital général canadien no 14, à Eastbourne, avant de partir pour le Canada le 24 mai. Elle arrive dix jours plus tard et retourne travailler à l’hôpital militaire Tuxedo, à Winnipeg. Elle poursuit son service au sein du Corps médical de l’armée canadienne pendant une autre année, jusqu’à sa démobilisation en juillet 1920.

Canadian General Hospital No. 3’s baseball team
PAS Photo
Fonds Gladys (Matheson) Crim, R B11319, p. 75
Équipe de baseball du 3e Hôpital général canadien

Après son service militaire, Gladys continue de travailler comme infirmière. En 1926, elle épouse Sterling Crim, officier d’infanterie des États Unis, et déménage à San Antonio, au Texas. Elle revient au Canada dans les années 1980, après le décès de son époux. Gladys et Veronica Page demeurent amies pendant toute leur vie.

Gladys (Matheson) Crim est décédée le 22 juillet 1991, à l’âge de 99 ans. Le Fonds Gladys (Matheson) Crim (R-E1395), comprenant des journaux de guerre, des souvenirs d’expériences de guerre, un album d’autographes et des photographies, peut être consulté aux Archives provinciales de la Saskatchewan.

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